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La Vie d’une Reine

…Cette aventure en terre inconnue, au ras du sol, me passionna au delà de mes ignorances et m’apprit que dans le monde du tout-petit peut vivre un royaume. De cette histoire du monde animal où la tendresse ne semble pas apparente, j’en fis une histoire humaine, où les rites les plus ordinaires ressemblent à ceux des humains. Construire, nourrir, chanter, faire face aux pourritures et sauver ce qui peut être sauvé, guérir et se relever pour rester à jamais debout…

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Encre de Chine, trait à la plume et crayon.

Après une première publication en 1959 (35 encres de Chine publiées dans Marie Claire en bichromie sur 8 pages), le livre sera édité en allemand en 1962 et, deux ans plus tard, en français chez Hatier (Paris). Traduit ensuite en anglais, italien et danois, The Life of a Queen sera élu parmi les dix meilleurs livres de l’année par The New York Review of Books.

1959 Magazine Marie-Claire
1962 Münchener-Bilderbuch, Münich
1964 Hatier, Paris
1964 Braziller, New York
1968 Mondadori, Milan
1968 Gyldental, Danemark
1969 Blackie, Londres

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« Là où l’image est seule appelée à séduire, la meilleure réussite me paraît être La Vie d’une Reine. Par sa mise en page, la finesse et le goût des illustrations dues à Colette Portal, ce livre qui raconte la vie d’une reine de fourmis est une ravissante symphonie de gris et de brun, où éclatent le rouge d’un soleil couchant ou d’un manteau de cour, le bleu des pucerons que les fourmis traient ou le vert d’une feuille qu’elles engrangent. »

Jacqueline Piatier
Le Monde, 1er décembre 1964

 

« Très chère Madame Portal,
Hier soir, dimanche, j’étais tout seul dans une maison tranquille et j’étudiais pour la centième fois votre livre sur les fourmis. J’essayais de ne voir que votre intuition et je trouve que votre talent est beaucoup plus riche que faire simplement des œuvres illustratives. Il y a par exemple la couverture qui est une composition extraordinaire avec sa richesse de couleurs et cette idée merveilleusement jeune de joindre les pattes des trois fourmis avec des lignes presque griffonnées digne d’un Miro ! En plus, il y a la page avec la lune, sur les hommes-fourmis morts. Très japonais, mais au fond tellement européen. Faites-vous aussi des compositions libres ? Si oui, ayez la bonté de m’en envoyer des photos. »

Julius Bissier, Ascona, 1962

 

Nominé Prix Sorcières 2017 – Associations des Libraires Spécialisées jeunesse
Catégorie Romans Documentaires

« Chuuut… çà va commencer. Le silence, une page blanche et le hautbois arrive.
Il donne le La. Le violon solo s’en empare et un à un, les instruments de l’orchestre symphonique entrent en scène. Avec leur spécificités, leurs caractères, ils s’écoutent, se moquent, se chamaillent et c’est une explosion de sons, de couleurs !
Puis, arrive le chef d’orchestre et le silence se fait de nouveau… Ca va jouer ?
Et la symphonie s’installe dans nos oreilles, dans nos yeux, dans nos têtes…C’est un petit bijou que nous avons là ! Un album documentaire éclatant, explosif !
Les illustrations ravissent nos pupilles et nous rappellent les grands comme Picasso.
Le texte sonne, souffle, siffle, murmure, éclate, vibre et fait découvrir un univers magique.

Librairie Sorcières